jeudi 11 octobre 2018

A venir en 2019... Collection EquinoX (Les Arènes)

Contrairement à ce que pourraient penser les moins indulgents de nos lecteurs, nous ne sommes pas restés oisifs depuis la publication de La Dévoreuse.

Notre prochain roman s'appelle Ma Douleur est sauvagerie.

Une histoire de ré-ensauvagement au coeur de la forêt. Une lutte à mort entre l'homme et l'animal. Un cri mêlé d'amour et de désespoir.

A découvrir en 2019 au sein de la nouvelle collection de romans noirs d'Aurélien Masson aux éditions des Arènes : EquinoX. Entre ombres et lumières...









dimanche 2 septembre 2018

Le Prince d'Aquitaine - Christopher Gérard

Nos lecteurs attentifs et/ou fidèles se rappellent notre lecture assez enthousiaste du Vogelsang de C. Gérard (toujours disponible ici).
C'est avec grand plaisir que nous vous présentons aujourd'hui le nouveau roman de ce bel écrivain belge, qui s'attaque cette fois à un périlleux exercice de réminiscences personnelles sur fond de fresque familiale. Nous laisserons les explications sur le sens politique d'un tel panorama brossé au-travers du vingtième siècle à d'autres pour retenir surtout, une fois de plus, l'élégance de l'auteur. 
Loin des déboires putassiers de l'auto-fiction, épargné des écueils larmoyants et méritocrates de l'autobiographie officielle du people en vogue, Gérard nous livre avec ce Prince d'Aquitaine un récit d'une pudeur extrême, servi à la pointe non mouchetée d'un fleuret stylistique aux passes d'une pureté limpide.
Que ce soit pour évoquer ce grand-père foudroyé en 14 et qui choisit de se retirer du monde, tel un moine soldat broyé de son échec si précoce, pour esquisser de quelques traits ce père jouisseur dont la principale abomination fut cet égoïsme débridé si typique de sa génération de baby-boomers ou pour nous faire partager la tendresse des instants envolés avec une grand-mère lumineuse focalisant tel un prisme d'affection et d'amour les seuls instants humains d'une enfance trop vite écourtée par l'inaptitude des adultes, Christopher Gérard fait preuve d'une pudeur délicate et fragile qui l'honore, qui élève son récit et qui transperce l'âme de son lecteur. Entre sable et mer, dans la clameur populaire de la plage et des cris d'enfants, Gérard a su interrompre le temps et l'espace de notre lecture estivale pour nous transporter ailleurs, nous comprimer le coeur et nous faire venir des larmes naissantes qui, à l'image de son beau récit familial et personnel, sont restées contenues. Ultime élégance d'un auteur chez qui, plus que jamais, le style, c'est l'homme.

Le Prince d'Aquitaine, Christopher Gérard, éditions Pierre-Guillaume de Roux. En librairie depuis le 30 août 2018.

vendredi 24 août 2018

La Bête du Gévaudan : un nouveau loup servier identifié

Grâce à la pugnacité de Frédéric, l'un de nos lecteurs de La Dévoreuse, un nouveau document de choix a pu être mis à jour, qui vient s'ajouter aux nombreuses pièces à convictions du dossier déjà bien étayé du loup servier, ce canidé européen que nous avons sorti de son oubli lors de notre enquête sur la bête féroce de Margeride.

Ce document est un tableau de Pieter Brueghel le Jeune, un peintre brabançon de la Renaissance, et dénommée Le Bon Berger. Il est daté de 1616.


La scène apparaît déjà comme familière : un paysan isolé qui gardait son troupeau en zone montagneuse est attaqué par un animal qu'on pense être un loup, mais qui ressemble au premier coup d'oeil à une espèce de gros renard.



On note le mode opératoire de l'animal : celui-ci se jette à la gorge de sa proie tandis que ses antérieurs musculeux laissent des traces de griffes  dans les chairs de sa victime, alors que ni le chien ni le loup ne griffent leurs proies. Ce qui frappe bien sûr, c'est la tête triangulaire de l'animal, qui fait plus penser au renard qu'au loup, avec des oreilles implantées en arrière de part et d'autre d'un front plat.

Cette conformation de la tête est bien sûr à rapprocher du phénotype du loup servier identifié dans notre enquête, mais aussi de la forme de la tête du spécimen nommé Monstre du Valais et que nous avons été photographier en Suisse au muée de la Nature de Sion.


A gauche, le Monstre du Valais. A droite, un loup gris commun.
 
 Si l'on s'intéresse à l'animal de son ensemble, nous nous retrouvons face à une description quasi intégrale des caractéristiques qui permettent de classer un canidé comme loup servier :


On note aussi bien la couleur rousse que la raie noire sur le dos avec des amorces de rayures dans le cou, la couleur crème du ventre, la musculature des épaules, le ventre dit "levretté" dans le fond d'archives, la queue très distincte du loup commun et rayé de noir et de gris. On note aussi le dessous de la gueule blanchâtre, un détail attesté par de nombreux témoins et que l'on retrouve bien chez le loup servier suisse :


Même si c'est une vue d'artiste, ce tableau de Pieter Brueghel nous offre une description des plus caractéristiques du loup servier dans son biotope, et déroulant son mode d'attaque privilégié face à un humain isolé. 

Après la fresque du château de Fontainebleau où l'on voit le sieur de Rabutin abattre une loucerve au XVIe siècle et les gravures d'Oudry père et fils présenté dans La Dévoreuse, ce tableau constitue un nouvel élément du puzzle que nous avons réassemblé dans notre enquête.

Un grand merci à Frédéric P.
 

samedi 2 juin 2018

Un mystérieux canidé non identifié abattu au Montana

L'animal a été tiré par un éleveur le 16 mai dernier alors que celui-ci rôdait autour de son élevage près de la localité de Denton.

Si le spécimen est grossièrement d'apparence lupine, le journaliste du Great Falls Tribune a noté que "the animal shared many of the same characteristics as a wolf; but its ears were too large, it's legs and body too short, its fur uncharacteristic of that common to a wolf".

On note sur ce cliché la fourrure grisâtre très épaisse du spécimen,
la largeur de la tête, ainsi que la bande plus sombre sur la partie dorsale.

On note sur ce cliché la taille importante des oreilles et leur implantation en arrière, ainsi que le front plat.

Du côté des autorités du parc naturel, Bruce Auchly, le responsable communication a déclaré  : "we have no idea what this was until we get a DNA report back".

Bien que nous soyons en 2018, et malgré les sommes de connaissances accumulées depuis le XVIIIe siècle, cet épisode montre qu'il existe toujours des gros canidés sauvages qui ne peuvent être identifiées par aucun des témoins présents, et qui nécessitent une analyse ADN pour le classifier définitivement. 

Par ailleurs, le journaliste se permet d'introduire son article par une question sur la nature de l'animal : " Was it a wolf, some type of hybrid, or a creature that hasn't been seen in Montana since the Ice Age ?"

Une référence à l'âge glaciaire en guise de clin d'oeil aux nombreux partisans du complot en Gévaudan qui, pour masquer leur manque abyssal d'argumentation face au démontage en règle qu'a subi leur théorie conspirationniste dans notre ouvrage La Dévoreuse, ont essayé ici ou là de faire semblant de ne pas comprendre notre piste de travail sur la possibilité d'un génome flottant et résiduel parmi les populations de loups européens et qui aurait transité par l'arc sibérien depuis l'Amérique du Nord (et les forêts du Montana par exemple).

samedi 21 avril 2018

La Fille de la pluie - Folio Gallimard

http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Folio/Folio-policier/La-fille-de-la-Pluie

Nous avons le plaisir de voir notre roman La Fille de la pluie rejoindre la collection Folio Policier des éditions Gallimard sous le numéro 856.

Disponible en librairie depuis le 19 avril.