lundi 18 décembre 2017

Le loup de Nîmes est-il un loup servier ?

Nous avons été alerté par un lecteur sur le cas du Loup de Nîmes, aussi appelé "le loup solitaire des Costières", qui sévit depuis le printemps dernier sur plusieurs communes de la petite Camargue, et qui a attaqué à ce jour plus de 50 animaux d'élevage.

L'animal a été filmé en juin dans une vigne par Carlos Lopes, un ouvrier agricole. Lors du visionnage du lien qui nous a été envoyé par notre lecteur Frédéric, nous avons été frappés par plusieurs éléments très troublants chez cet animal :

Le profil de la tête montre un crâne très allongé, un front très plat avec un talus peu marqué et des oreilles qui semblent très petites. On note aussi le pourtour de la gueule et la gorge très clairs, et ce qui semblent être des rayures noires sur le bas des pattes antérieures.

De face, la physionomie de la tête change radicalement pour s'inscrire dans une forme triangulaire, avec des oreilles très écartées et en arrière, et un large front plat.

C'est ce profil de crâne et cette implantation des oreilles qui ont permis à nos ancêtres de définir le loup dit "servier", que nous avons relié à plusieurs cas de "bêtes féroces" dans notre enquête La Dévoreuse, le Gévaudan sous le signe de la Bête.

Ci-dessous une illustration de notre enquête qui montre les différences fondamentales entre un loup commun et d'un loup servier (la tête triangulaire, l'implantation des oreilles, la largeur du front, la tête plate de profil) :



On peut effectivement remarquer une similitude très prononcée entre le loup de Nîmes et l'animal visible à droite sur le croquis.

Encore plus remarquable est la capture d'écran qui montre sa robe :


L'animal a le corps plutôt grisâtre, avec une bande plus sombre sur les reins, des rayures plus ou moins prononcées derrière les épaules et les pattes couleur tabac, proche du chevreuil. Là encore, ce sont des caractéristiques retenues par nos ancêtre pour définir le phénotype du loup servier, et qu'on a retrouvé consignées par exemple dans le rapport d'autopsie de la Bête du Gévaudan.

Enfin, notons au-delà de son phénotype les éléments suivants :
  • L'animal est apparu au printemps,
  • L'animal chasse seul, ce qui a été confirmé par la Préfecture du Gard,
  • L'animal a tué des dizaines d'animaux domestiques,
  • L'animal fréquente en journée des zones marquées par la présence humaine,
  • L'animal ne montre aucune crainte ni de l'agriculteur qui le filme, ni de l'engin agricole en marche sur lequel celui-ci est installé.
Ces différents méritent effectivement réflexion !


samedi 2 décembre 2017

Revue élements n°169 : la chasse en péril

Le nouveau numéro de la revue éléments est disponible en kiosque.

Son dossier est consacré à la nouvelle vague du conservatisme, avec les points de vue de Guillaume Bernard, Mathieu Bock-Côté, Christophe Boutin, Jacques Dewitte, Frédéric Rouvillois, Eric Zemmour...
 
Vous y trouverez aussi un long entretien exclusif avec Matthew B. Crawford, auteur d'un Eloge du carburateur remarqué il y a quelques années.
Ou encore un bel article sur le romantisme fasciste vu par Paul Sérant.

Nous y évoquons aussi, non une certaine amertume, les raisons profondes qui font que nous n'avons plus chassé depuis deux saisons, comme une invitation à la réflexion urgente de tous ceux pour qui la chasse signifie encore quelque chose, ou autre chose qu'un simple loisir mercantile.

 

jeudi 16 novembre 2017

Dossier Polar, revue Livr'Arbitres n°24

L'excellente revue littéraire Livr'Arbitres vient de publier son dernier numéro (#24).

Au menu de celui-ci, un conséquent dossier sur le polar français, et pour lequel nous avons apporté une (très) modeste contribution.

Loin des marronniers poussifs sur le sujet publiés à trois semaines des congés d'été par la presse nationale (les fameux "dix-polars-de-l'été-à-ne-pas-rater"), et généralement sous la forme de publireportages à peine déguisés sur quelques faiseurs de thrillers qui n'ont rien à voir avec le polar, ce dossier vous propose pas moins de 68 pages (et sans aucune réclame comme aurait dit A.D.G.) dédiées à votre genre de prédilection.

Ecléctique, foisonnant, évoquant aussi bien Boileau-Narcejac, Héléna, Fajardie et Manchette qu'ADG ou Brigneau, Dantec ou Jonquet, voici un vrai "dossier Polar" que nous ne saurions que trop vous recommander.

C'est seulement 9 euros et ça se trouve ici : http://livrarbitres.com

jeudi 28 septembre 2017

La Dévoreuse sur TV Libertés - Le plus d'éléments



L'équipe d'éléments vous présente son nouveau numéro sur "l'ubérisation de la société".

Retrouvez aussi notre entretien avec Olivier François au sujet de notre ouvrage La Dévoreuse.

mercredi 27 septembre 2017

74% des retraités ont voté pour Macron

Vidéo-clip officiel
White Rabbit, de Jefferson Airplane, 1967.
L'un des hymnes du Summer of Love

Version où la voix de la chanteuse a été isolée
Grace Slick jette un sort vaudou


 
Version live au festival de Woodstock, le 17 août 1969
L'apogée d'une génération qui attend son ère du Verseau


Version live au Winterland de San Francisco, le 11 août 1975
La fin d'une époque, avec une Grace Slick empâtée et au regard halluciné, servie par une longue intro de Craig Chaquico qui luit fait éructer "cut the chord" à deux reprises.


Version originale de 1966 avec le groupe Great Society,
très influencée par le Jazz, le son original du San Francisco psychédélique.


Paroles de White Rabbit :

One pill makes you larger, and one pill makes you small
And the ones that mother gives you, don't do anything at all
Go ask Alice, when she's ten feet tall
And if you go chasing rabbits, and you know you're going to fall
Tell 'em a hookah-smoking caterpillar has given you the call
And call Alice, when she was just small
When the men on the chessboard get up and tell you where to go
And you've just had some kind of mushroom, and your mind is moving low
Go ask Alice, I think she'll know
When logic and proportion have fallen sloppy dead
And the white knight is talking backwards
And the red queen's off with her head
Remember what the dormouse said
Feed your head, feed your head