jeudi 26 septembre 2019

jeudi 5 septembre 2019

Thierry Marignac - L'Icône

Grand retour de Marignac aux affaires :


Exilé d’Europe dans un Brooklyn russe déchiré par des rivalités aux lisières de la pègre, un homme reconstitue la mosaïque d’une violente histoire d’amour. Entre Paris, Londres et Kiev, une passion s’était nouée et dénouée avec l’icône, une passionaria anti-soviétique. Leur amour avait un goût de fin du monde sur fond d’effondrement de l’URSS.
À Odessa Beach, la guerre criminelle suit son cours. Mais quelle force l’a conduit vers une autre femme, sur l’autre rive de l’Atlantique ?


Editions Les Arènes - 12,90 Euros.

mercredi 31 juillet 2019

Ma Douleur est sauvagerie : comme un écho tragique à notre dernier roman

L'on pourra nous accuser de beaucoup de choses, mais pas de ne pas être en phase avec l'écho profond de notre société dans le rapport qu'elle entretient encore avec le sauvage et l'immémorial.

Nous avions déjà indiqué ce faits divers corrézien sur fonds de sorcellerie, qui avait fait suite à la publication de notre fiction d'Ombres et de flammes, roman où la sorcellerie rurale a toujours son rôle à jouer dans la Sologne mondialisée de ce début de vingt-et-unième siècle.

C'est du côté de l'Alsace que l'actualité nous envoie un écho de notre dernier roman Ma Douleur est sauvagerie, là où un homme condamné par la maladie a choisi de finir ses jours isolé en forêt vosgienne :

https://www.lalsace.fr/haut-rhin/2019/07/13/le-recours-aux-forets

"Habitant les montagnes vosgiennes, le réalisateur ne pouvait pas passer à côté de l’histoire d’Erik Versantvoort, ce Néerlandais tombé amoureux du massif qui, se sachant malade du cancer, est venu terminer sa vie dans une cabane à 850 m d’altitude, sorte d’ermitage en bois de moins de 20 m² perchée au-dessus de la vallée de Sainte-Marie-aux-Mines, à proximité de la tête du Violu, avec un point de vue magnifique sur le Val d’Argent et les pentes abruptes du Brézouard".

vendredi 26 juillet 2019

La Bête du Gévaudan : les dernières analyses génétiques du loup d'Eischoll (le Monstre du Valais)

Le Dr Fumagalli, de l'Université de Lausanne, éminent spécialiste du loup en Europe, a récemment attiré notre attention sur deux études scientifiques non disponibles au moment de la publication de notre enquête La Dévoreuse en mai 2017 :

Last but not beast: the fall of the Alpine wolves told by historical DNA (Dufresnes, Miquel, Taberlet, Fumagalli, 2019) ;

Howling from the past : historical phylogeography and diversity losses in European grey wolves (Dufresnes, Miquel, Remollino, Biolaz, Salamin, Taberlet, Fumagalli, 2018).

Que nous disent ces deux études ?

La première nous apprend que le loup d'Eischoll (spécimen VS-1947) et le spécimen GR-1954 :
  • « étaient les derniers survivants extrêmement résistants d'une population lupine endémique que l'on pensait éteinte depuis plusieurs décennies »,

  • « son ADN mitochondrial (H17) avait été détecté dans la région un siècle plus tôt »,
NdA : Son ADN mitochondrial est distinct de celui de la population italienne (H18) qui recolonise actuellement les Alpes.
  • « sur la base d'une analyse crânienne, le British Museum de Londres a d'abord conclu qu'il s'agissait d'un chien et il fallut presque deux décennies pour en accepter la nature lupine authentique malgré une incrédulité générale ».
Ces conclusions scientifiques sont fondamentales. Elles démontrent :
  • la nature sauvage et naturelle du Loup d'Eischoll,
  • la présence historique de ce type de loups dans le massif alpin,
  • la singularité de la boîte crânienne de ce type de loups,
  • La réapparition sporadique d'un spécimen sauvage est tout-à-fait possible.


Autant d'éléments de notre enquête qui se voient confirmer par cette publication scientifique de mars 2019 !

Contrairement à ce que continuent d'affirmer certains militants animaliers qui font semblant de ne pas avoir compris nos recherches, le loup d'Eischoll n'est ni un chien-loup, ni un chien sauvage, ni une anomalie, mais le représentant d'une espèce endémique (c'est à dire spécifique à une région donnée) identifiée par un ADNmt spécifique (H17) et historiquement présent dans le massif alpin et les Balkans, et dont la forme du crâne, tout comme celui de la Bête du Gévaudan, le distingue nettement des loups italiens (H18) qui sont actuellement en train de re-colonier l'Europe.

La deuxième étude met en avant le goulot d'étranglement génétique qu'a constitué le passage du 19e au 20e siècle dans les populations lupines européennes. Sur les 22 haplotypes mitochondriaux identifiés dans la population lupine d'Europe de l'Ouest, 17 ont totalement disparu ! (et ne peuvent donc être reproduits de façon naturelle). En France, on comptait pas moins de 15 haplotypes d'ADNmt différents (il n'en existe désormais plus qu'un seul, celui des loups des Appenins, les loups « italiens », qui recolonisent l'Europe).

Nous posions une question cruciale dans la Dévoreuse : « comment le loup servier a-t-il pu disparaître des écrans radars de la modernité et finir par être oublié ? ». Une question que tous nos lecteurs se sont également posé.

La réponse se trouve dans cette seconde étude, tout aussi fondamentale. Elle démontre que les trois-quarts du matériel génétique des populations de loups européens a disparu avec la quasi extinction de l'espèce au tournant du vingtième-siècle (et son exctinction totale de plusieurs pays dont la France).

L'étude démontre aussi la corrélation probable qui existe entre cette extinction et cet appauvrissement génétique généralisé et les campagnes primées d'extermination menées à la fin du 19e siècle.

Encore une conclusion de notre enquête qui se voient confirmer par cette publication scientifique d'août 2018 !

0Cette étude vient également mettre à mal la thèse de certains militants animaliers qui affirment que les loups du XVIIIe siècle avaient les mêmes comportements que les loups du 20ème siècle observés en captivité. Affirmation difficilement tenable ou crédible une fois que l'on sait que les trois quart des lignées génétiques sont perdues et ne peuvent plus être étudiées, et qu'une seule lignée génétique est la base de toute la population lupine européenne du 21e siecle...


Le loup d'Eischoll, abattu en 1947 dans le canton du Valais en Suisse

Plus que jamais, le loup dit « servier », ce loup roux tigré à tête plate, dont le Loup d'Eischoll est un beau spécimen ressurgi au vingtième siècle, se pose comme le candidat zoologique le plus crédible à l'énigme supposée de la Bête du Gévaudan, et plus que jamais nos conclusions publiées dans "la Dévoreuse" s'imposent comme une conclusion raisonnée, crédible et scientifique.