samedi 9 juillet 2016

Ils ont aimé "D'Ombres et de flammes"

Gérard Streiff, sur son blog :
http://www.gerardstreiff.fr/spip.php?article1820
Un gendarme, fils de rebouteux ? Bizarre, non ? Comment Remageon, homme d’ordre et de raison, va-t-il assumer cet héritage ? Vous le saurez en découvrant ce récit au pays des bois, des étangs et des marécages, pays des nouveaux riches aussi, propriétaires de chasses privées et de mafias de « viandards ».

Pascal Eysseric, pour la revue éléments :
http://www.revue-elements.com/elements-Halte-au-feminisme-punitif-.html
(...) Un deuxième roman à la Série Noire marqué par un paganisme noir particulièrement excitant. La chasse sauvage est ouverte.
 
Françoise Cariès, pour le Mag'Centre : 
http://www.magcentre.fr/102409-pierric-guittaut-gaulois-du-berry-et-maitre-du-polar-rural
Pierric Guittaut n’écrit  pas les polars de tout le monde mais de forts beaux romans, qui sont des polars.
NB  : La chronique est suivie d'un entretien avec Françoise.

Jacques-Olivier Bosco sur Nyctalopes :
http://www.nyctalopes.com/d-ombres-et-de-flammes-de-pierric-guittaut-serie-noire-2
Un roman noir dans la campagne profonde, là où les siècles se sont figés, où les hommes ont toujours vécu, éloignés et rudes, où la nature a toujours régné, et influé, sur les vivants comme sur les morts. 

Sega sur son blog "Mon roman ? Noir et bien serré":
http://monromannoiretbienserre.blog.tdg.ch/archive/2016/07/11/pierric-guittaut-d-ombres-et-de-flammes-crepuscule-rural-277562.html
D’Ombres et de Flammes est donc le roman noir qu’il faut impérativement découvrir afin de d’appréhender ce monde rural, parfois étrange, toujours très mystérieux, si proche et si lointain tout à la fois.

Martine Petauton sur La Cause Littéraire :

http://www.lacauselitteraire.fr/d-ombres-et-de-flammes-pierric-guittaut
C’est de ces césures en ligne brisée, de ces allers-retours entre vieilles histoires horrifiques du passé et méthodes modernes de la police scientifique, que se nourrit brillamment le livre de Guittaut.

Clara Dupont-Monod sur France Inter : 
https://www.franceinter.fr/emissions/la-chronique-de-clara-dupont-monod/la-chronique-de-clara-dupont-monod-30-juin-2016
Le polar de l'été !

Jean-Marc Laherrère sur Actu du Noir :
https://actudunoir.wordpress.com/2016/06/26/un-polar-en-sologne/ 
Un très beau roman, très dense. Un roman sur la douleur, sur la folie, un roman d’amour, un roman sur l’héritage, sur la solitude, sur le courage …

Le coup de coeur de la très belle revue Origine Sologne par Laurent Dubois :
http://originesologne.fr/
Par le maître du backwoods noir hexagonal, remarquable à tout point de vue et à
découvrir urgemment !


Une lecture d'une acuité aussi érudite que troublante par Velda :
http://leblogdupolar.blogspot.fr/2016/06/pierric-guittaut-dombres-et-de-flammes.html
(...) roman touchant, violent et empreint d'une dramaturgie singulière. (...) Au bout du compte, c'est la littérature qui gagne la partie, suivie de près par l'émotion.

L'avis de Julien Cassefières, du webzine Culturopoing :
http://www.culturopoing.com/livres/pierric-guittaut-dombres-et-de-flammes/20160611
D’ombres et de flammes mélange les effets pour donner, au final, une tonalité à l’intrigue alliant un suspense éprouvant dans un contexte singulier.

Une très belle recension par Christopher Gérard :
http://archaion.hautetfort.com/archive/2016/06/10/d-ombres-et-de-flammes-5813486.html
(...) un roman antimoderne servi par un style d’une belle netteté, une évocation panthéiste du monde invisible par un authentique écrivain de race.

Une chronique précise par l'équipe de Quatre Sans Quatre :
http://quatresansquatre.com/article/chronique-livre-d-ombres-et-de-flammes-de-pierric-guittaut-1465221215
Un très beau polar, remarquablement écrit, maîtrisé. La transmission d'une réalité qui échappe souvent, celle de la part d'irrationnel qui provoque les tragédies les plus sordides.

La chronique la plus cryptique sur Nyctalopes :
http://www.nyctalopes.com/d-ombres-et-de-flammes-de-pierric-guittaut-serie-noire/
Apre, rêche, sans concessions, retour aux sources alliant souffrances, noirceur et éclaircie !

Les libraires Mollat, à Bordeaux, qui nous ont fait le plaisir de nous accueillir le 4 juin :

https://soundcloud.com/librairie-mollat/mollat-polar-17-pierric
Pierric Guittaut nous invite à le suivre dans ce conte cruel et obsédant, maîtrisé et fascinant,  « où le sauvage attend dans l’ombre sa revanche  ».

Pierre-Olivier Lombarteix
, qui nous suit depuis La Fille de la pluie :

http://www.lanouvellerepublique.fr/Indre/Loisirs/24H/n/Contenus/Articles/2016/06/02/Le-noir-incandescent-solognot-selon-Pierric-Guittaut-2735838
Pierric Guittaut livre un roman noir incandescent, donnant à voir une Sologne marquée par des siècles de croyances populaires.

Thierry Marignac
, le gentleman cambrioleur des lettres françaises, nous adoube littérateur : 

http://antifixion.blogspot.fr/2016/05/dombres-et-de-flammes-de-pierric.html
(...) en excédant les limites imposées par ce genre, il entre par effraction dans la littérature.

Claude Le Nocher, référence incontournable du genre, en a publié une longue recension détaillée :

http://www.action-suspense.com/2016/05/pierric-guittaut-d-ombres-et-de-flammes-serie-noire-2016.html
(...) il s'agit d'un noir polar réussi quant à son ambiance tendue, entre psychologie et péripéties.

Chez Unwalkers, on dégaine toujours les premiers :

http://www.unwalkers.com/2016/05/13/dombres-et-de-flammes-de-pierric-guittaut-serie-noire-un-putain-de-talent
Finalement si vous voulez un maitre du polar dit de campagne, c’est lui qui s’y colle. Il met la barre très haute le bougre, très très haute !!! (...)

* * *

D'Ombres et de flammes a été retenu par le comité de lecture du Grand Prix de la littérature policière 2016 :
http://www.blog813.com/2016/06/les-35-selectionnes-pour-le-gplp-2016.html 

Ainsi que par le comité de lecture du Prix Michel Lebrun 2016.

* * *

Merci à tous pour votre intérêt.

samedi 2 juillet 2016

Maurice Dantec est mort

Ce n'est qu'en 2007 que nous avons commencé à nous intéresser au polar en tant que genre littéraire, avec ses classiques et ses incontournables. Si la lecture de la trilogie Lloyd Hopkins de James Ellroy fut une expérience marquante et une influence non négligeable à l'occasion de la rédaction de notre premier roman, Beyrouth-sur-Loire, c'est Maurice Dantec qui, bien avant Ellroy, nous avait fait pénétrer le monde du roman noir, sans trop l'identifier alors en tant que tel.

Maurice Dantec est mort. Les quelques médias français qui en ont parlé l'ont fait avec force pincettes, en insistant sur ses premiers romans, et en fustigeant ses dernières années. Les lecteurs ont bien compris que ces éléments de langage signifiaient que l'ennemi qu'il s'était désigné, « la bourgeoisie néo-libérale hédoniste », voulait bien lui reconnaître un début de talent, mais seulement avant qu'il ne devienne d'extrême-drouââte...

Maurice Dantec était-il devenu fasciste ? Dans ses ouvrages que nous avons lu, nous n'avons jamais trouvé la moindre promotion d'un état policier et militariste sous la férule d'un leader divinisé par sa propagande d'Etat. D'ailleurs, comment qualifier un born again christian de fasciste ? L'accusation est absurde et il ne suffit pas d'échanger un mail ou deux avec les Identitaires pour faire un fasciste. Maurice Dantec a simplement grandi dans les banlieues populaires des années soixante-dix de la région parisienne. Devenu adulte, il a vu que les pseudo élites sociales-démocrates avaient livrés pieds et poings liés ces endroits qu'il aimait au communautarisme, au clientélisme, au fondamentalisme religieux et au gangstérisme mafieux, tous de purs avatars du monde anglo-saxon ultra-libéral (dont ils sont les vrais fondations). L'auteur n'a pas eu d'autre choix que de s'y opposer et de dénoncer cette trahison patente des classes populaires françaises par leur « élites », subitement rangées en masse à la servilité d'une mondialisation capitaliste et spéculative la plus abominable pour les humbles et les sans dents.

Maurice Dantec aurait pu devenir le Prince Noir de la littérature française, il en avait le talent et l'imagination mais il s'est fourvoyé dans un retour aux sources trompeuses du catholicisme le plus étriqué. Dantec s'est vu comme un Léon Bloy du vingt-et-unième siècle, une plume ardente trempée dans le sang du Christ vengeur, un Croisé d'Occident pourfendant l'hydre Onusienne et ses tentacules, sans comprendre que le poison christique était à l'origine même de l'infection soft-totalitaire qu'il cherchait à terrasser. La source que Dantec cherchait était à sa portée, mais il n'a pas vu ce cran supplémentaire qu'il lui fallait actionner dans son retour en arrière qu'il espérait salvateur. Handicapé par ses abus qui ont enflé les boursouflures de son égo, incapable de se reconnecter à sa longue mémoire, au cosmos divin, il a fini aveuglé par l'incandescence d'une intolérance de jésuite sous amphétamines.

Maurice Dantec est mort. Nous sommes emplis d'une tristesse amère face à cet immense gâchis littéraire.

«Maurice Dantec était un ovni flamboyant» a dit notre éditeur au Figaro.

Cette déclaration élégante n'est pas une flagornerie post-mortem de circonstance. Par les fulgurances iconoclastes de son esprit parfois génial, Maurice Dantec aurait pu être LE grand auteur annonciateur d'une régénération autant littéraire que spirituelle à venir, mais sa lumière intérieure a fini par s'éteindre pour n'être plus qu'un lumignon tremblotant dans un corps usé jusqu'à la corde par un ressentiment égréné au gré des chapelets anguleux de ses éructations monomaniaques.

En souvenir des heures passées avec tes livres, avec La Sirène Rouge ou les trois cent premières pages fiévreuses et phénoménales de tes Racines du Mal, nous te souhaitons une agréable migration, Maurice, et espérons que ton prochain passage ici bas sera plus lumineux, plus harmonieux, en ayant peut-être la chance de t'y croiser un jour, sous une forme ou une autre.

jeudi 19 mai 2016

D'Ombres et de flammes - Série Noire, Gallimard.

Disponible dès aujourd'hui auprès de votre libraire préféré.

mercredi 18 mai 2016

Chiennes - Marie Vindy

Pour lire la chronique: 1) cliquer sur l'image 2) faire "clic droit - afficher l'image" 3) utiliser la loupe.

mardi 5 avril 2016

Cargo Sobre - Thierry Marignac


Avec Cargo Sobre, Thierry Marignac remonte de quelques années la montre gousset de son propre tempo littéraire et nous propose un journal que l'on qualifiera « de bord », puisque sa mise en scène est celle d'un navire de la marine marchande en route pour un nouveau monde déjà ancien. Après Milieu Hostile, un beau roman trop littéraire et trop subtil pour le milieu étriqué auquel son éditeur d'alors l'avait destiné, Marignac décide de prendre le large pour se lancer dans une nouvelle aventure, en continuité avec son Renegade Boxing Club non moins iconoclaste paru à la Série Noire.

Qu'importe le flacon du prétexte littéraire, du moment que lecteur en ait l'ivresse. Car si la privation temporaire d'alcool fait elle aussi partie de l'arrière-plan de la structure narrative de ce court journal, c'est bien à renouer avec une clarté d'esprit et une lucidité que l'auteur aspire, à atteindre une altitude intellectuelle et affective où la raréfaction de l'oxygène et la dépollution des miasmes égocentriques du monde post-moderne provoque autant une douce extase qu'une aérienne sérénité.

Il n'est pas aisé de faire partager à son lecteur ce type d'émotions, ce cheminement très personnel, sans verser dans le nombrilisme, cette plaie du cadavre rachitique de la littérature française, mais Marignac y parvient, haut les cœurs et haut la main qui tient sa plume toujours précise, parfois nostalgique mais jamais plaintive, et ou l'élégance de l'humour n'est jamais loin. Ce Cargo Sobre n'est pas une invitation au voyage, mais une invitation au partage, à l'échange autour des écrivains qu'il aime, des amis qu'il a croisé, des œuvres qu'ils l'ont marqué, des émotions qu'il ressent sur son bateau et au fond de lui-même.

L'évocation de son amie Kathy Acker et du roman Janine d'Alasdair Gray qu'elle lui a fait découvrir en est un exemple marquant, si parfaitement maîtrisé, tellement sincère et chargé d'émotions passées mais encore vibrantes qu'il est impossible au lecteur de ne pas ressentir à son tour une vive émotion où surnage une intense curiosité et nous avons vite cherché cette œuvre énigmatique pour la commander à un bouquiniste britannique en ligne, ce monde de léviathans désincarnés évoqué par l'auteur ayant bien, malgré tout, quelques bons côtés.

Il est des auteurs qui parlent très bien d'eux et il en est d'autres qui parlent des autres, de leur travail, d'une façon qui les sublime et les rend magnifiques et immortels, tout en faisant semblant de parler d'eux, et c'est la non pas une marque de talent, mais une marque de composition personnelle, d'une noblesse aristocratique innée. A la fermeture de ce Cargo Sobre déroutant et émouvant, on ne regrette qu'une chose, c'est que son auteur ne se soit pas embarqué pour une édition du Vendée Globe pour nous livrer un journal de bord encore plus long.

Cargo Sobre, Thierry Marignac, Vagabondes, 8.50 €